Wednesday, January 28, 2009, 06:40 PM
Voilà un peu plus d'une semaine que les travaux du futur tram Cornavin-Onex-Bernex ont réellement commencé avec, pour première grande conséqunce visible, la fermeture de la rue de Coutance dans le sens de la montée. Evidemment, cela a créé des bouchons, les bus détournés sont souvent en retard et les clients TPG un peu perdus... Moi-même, j'ai encaissé le choc dès le premier jour quand j'ai mis environ 40 minutes en bus de l'arrêt Paladium à la rue de Lyon. Oui je sais, j'aurai été plus rapide à pied, mais ça je ne le savais pas encore à ce moment et une fois embarquée, je voulais observer la « chose » jusqu'au bout.Les gens râlent, c'est dans la nature des Genevois, parait-il. Mais en ce qui me concerne, j'ai envie de voir le côté positif de la chose. De quoi je cause? Mais du fait qu'avec ces imprévus et ces perturbations, les gens se parlent dans la rue! En plus de 30 ans à Genève, je n'ai jamais eu autant d'inconnus qui m'ont spontanément adressé la parole que cette dernière semaine! Qu'il est agréable de voir qu'il suffit qu'une personne fasse une remarque à une autre à un arrêt de bus pour que les autres suivent et qu'une discussion spontanée émerge... Alors oui, si c'est pour que la gens soient plus ouverts, des travaux créant des bouchons et des perturbations, moi j'en veux encore!




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Monday, January 26, 2009, 09:18 PM
Ce soir, la commission informatique a inauguré un nouveau type de séance : les « auditions Speedy Gonzales ». Le principe? Le magistrat et son directeur ont a peine le temps de s'asseoir, qu'il est déjà temps pour eux de repartir! Certes, j'exagère un poil, mais à peine... Le Conseil municipal ayant renvoyé aux commissions spécialisées le quatrième plan financier d'investissements (PFI) 2009-2020, à la CICO nous devions nous pencher dessus ce soir en auditionnant Pierre Maudet et Eric Favre, directeur de la DSIC. La moindre des choses qu'on puisse dire, c'est que les questions n'ont pas fusé! Heureusement que je m'étais un peu penchée sur le document dans le train et avais quelques questions car sinon, le magistrat et son directeur seraient venus pour rien! La honte...
Certes, le PFI n'est pas le document le plus révélateur au niveau de la politique informatique de la Ville de Genève, pour cela il vaut mieux se pencher sur le budget et le plan d'investissement quadriennal (le célèbre PIQ que j'attends toujours depuis mon élection!). Mais tout de même... Nous avons fait venir le magistrat (contre sa volonté d'ailleurs), alors autant décortiquer un minimum ce fameux PFI!
Bref, un certain malaise a régné et la discussion qui a suivi a été plus longue que l'audition! Tout le monde est d'accord pour dire qu'à l'avenir, soit le bureau dispense la CICO de l'étude inutile pour elle de ce PFI, ou alors, il faudrait envisager d'envoyer les rares questions au magistrat par écrit... Après tout, ce dernier a autre chose à faire que venir nous voir, juste pour le plaisir de la procédure...
Friday, January 23, 2009, 09:45 PM
Soirée de commission sociale particulière hier puisque nous n'avons pas auditionné pour avancer sur une des nombreuses motions qui sont à notre charge, mais avons rencontré les responsables de la plupart des associations féminines de Genève. Sandrine Salerno ayant organisé son colloque annuel regroupant ces associations, elle a pensé que ce serait une bonne idée que la commission sociale puisse faire leur connaissance et inversement.Si je vous dis que nous nous sommes retrouvé avec seulement deux hommes, cela vous étonne-t-il vraiment? Moi, malheureusement pas... En effet, si le discours de l'égalité retenti plus ou moins autant sur les bancs de la droite que de la gauche, force est de constater que lorsqu'on se penche vraiment sur des problématiques concernant plus spécifiquement les femmes, les hommes désertent le terrain! C'était déjà la même chose il y a quelques années quand on se battait pour le droit au congé maternité, pas un homme dans le comité paritaire!
En l'occurrence, là ces messieurs ont déjà hurlé il y a une semaine, lorsque la présidente a annoncé la séance avec la magistrate et les associations féminines. Pour eux, elle n'avait pas à s'imposer de la sorte, c'était à la commission de décider si elle est accepte cette séance ou non... Mais bon dieu, il y a quelques mois, quand la même magistrate est venue présenter le plan chômage, la commission n'a rien eu à dire non plus et pas un homme n'a moufté!
Plan chômage, associations féminines, deux poids deux mesures pour ces messieurs?
Thursday, January 22, 2009, 09:42 PM
Hier soir, jour de plénière, c'était l'anniversaire de Miguel. Pas question à mes yeux de laisser passer cela sans marquer le coup! Je me suis donc arrangée pour qu'il ait sa soirée égayée de quelques petites surprises...Pour commencer, j'ai déposé sur sa place, afin qu'il le trouve en arrivant, un petit cadeau, soit une boite de chocolat qui a bien plaisir au gourmand qu'est Miguel. Ensuite, j'avais demandé au président de lui souhaiter officiellement un joyeux anniversaire pendant les annonces du bureau, ce qu'il a gentiment fait. Du coup, non seulement tout le monde a applaudit Miguel, mais celui-ci est devenu tout rouge!
Profitant d'être en charge du repas, j'ai réservé chez Papon pour que nous puissions bien nous régaler en ce soir un peu particulier où les parents de Miguel nous ont d'ailleurs rejoints. Et pour le dessert, nous avons demandé au serveur de mettre une petite bougie sur celui de l'homme du jour. Petite bougie... C'est plutôt un volcan qui est arrivé avec tout le restaurant qui se demandait du coup qui nous fêtions!
Pas facile d'être bloqué au Conseil municipal le jour de son anniversaire, mais je crois que Miguel a apprécié les petites attentions que nous lui avons réservées et c'est bien là le plus important. Qui est le suivant?
Wednesday, January 21, 2009, 03:39 PM
Tout le monde ayant repris sa routine avec la rentrée depuis un moment, il était temps que le Conseil municipal tienne ses premières plénières de 2009! Et à ce propos, en ce début d'année, j'ai hérité d'une nouvelle tâche, non pas politique mais... gastronomique! Pendant les trois prochains mois, c'est en effet à mon tour de me charger de réserver les restaurants pour les repas du caucus et de régler le « problème » de l'addition en fin de repas. Depuis le temps, j'ai bien vu que cela se passait toujours bien pour tous ceux qui ont déjà assumé ce rôle. Mais je dois avouer que je flippais quand même un peu à l'idée de devoir récolter les sous et veiller à ce que le total de cette grande addition soit correct tout en retournant à l'heure à l'Hôtel de Ville. Heureusement, hier, tout s'est bien passé!A un niveau plus politique, hier, j'ai fait découvrir à mon père le côté pratique et rapide des questions orales. Mi-décembre déjà, il m'avait interpelé à propos de la fermeture prolongée de la buvette du stade du Bout-du-Monde où il va régulièrement s'entraîner à la course à pied. Comme il sait que c'est un fermage de la Ville, il se demandait si un tel comportement de la part du gérant était normal. Je lui ai donc proposé d'interpeler directement Sandrine Salerno lors des questions orales de janvier. Lui-même, pourtant bien au fait des rouages de la politique suisse, ne connaissait pas ce procédé et a été ravi de non seulement me voir sur Léman bleu, mais surtout de savoir que la magistrate répondra déjà ce soir.
Les questions orales sont décidément un « outils » bien pratique de démocratie, mais fort mal connu!
Sunday, January 18, 2009, 11:36 AM
Grande semaine que celle qui vient de s'écouler! En effet, après ma première en tant qu'auditionnée d'une commission jeudi midi, j'ai vécu une autre grande première ce samedi : une séance de travail au Palais fédéral...En fait, cette « excursion » à Berne n'était pas franchement prévue dans mon agenda déjà surbooké. Mais quand, mardi soir, Inge m'a appelée pour me dire qu'elle devait partir en urgence le lendemain en Allemagne, j'ai dû revêtir pour la première fois mon tout nouveau rôle de suppléante au Bureau des Verts suisses. Juste le temps de recevoir les documents et de les lire plus ou moins en diagonale le vendredi soir que j'étais déjà dans le train pour la capitale en compagnie de Pierre (mon ancien « chef » quand je collaborais au Bulletin vert), le second délégués genevois qui m'a brièvement briffée sur le fonctionnement du bureau.
Partis à 8h10 de Genève, nous avions la tête dans les journaux et les documents quand soudain, à la sortie d'un tunnel sur le plateau fribourgeois, nous avons vu un spectacle merveilleux : la mer de brouillard et, au-dessus, le soleil qui illuminait une campagne immaculée de neige à perte de vue... Mais pas trop le temps de rêvasser malheureusement. A peine le temps d'échanger un peu sur les sujets à l'ordre du jour (surtout les votations du 17 mai prochain) et nous arrivions déjà en gare de Berne. Là pas question de faire du lèche-vitrine car nous avions juste 15 minutes avant notre rendez-vous avec le reste des Verts suisses.
Le Palais fédéral... Cela va peut-être vous paraître bête, mais si je l'ai très souvent vu et pris en photo de l'extérieur, je n'y avais encore jamais pénétré. Pour l'occasion, j'ai dû passer par l'entrée du bas, celle des touristes, avec remise d'un badge en échange de la carte d'identité et détecteur de métaux. On ne plaisante pas avec la sécurité!
Déjà impressionnée par la célèbre carte Dufour qui trônait dans l'entrée du bas, j'ai véritablement eu le souffle coupé en pénétrant enfin dans le hall principal. Et ce n'était pas dû à la volée de marches que je venais juste de grimper! Plongé dans le silence de ce samedi matin, les grands escaliers étaient juste majestueux, dominés qu'ils sont par les statues diverses. Mais le plus fabuleux était la coupole du plafond où les vitraux des 26 cantons flamboyaient...
Mais pas le temps de traîner! Comme me l'a rappelé Pierre, je n'étais pas là en touriste, une séance de travail m'attendait dans une des salles de commission du Conseil national. Mais même là il y avait de quoi ouvrir grand ses yeux car les boiseries étaient impressionnantes aussi. Sans compter que tout était nouveau pour moi puisque je n'avais encore jamais assisté à une telle séance du bureau des Verts suisses.
Ce qui m'a le plus frappé? Sans hésitation, la manière de nous parler. On m'avait bien prévenue qu'il n'y aurait pas de traducteur, qu'il fallait comprendre l'autre langue nationale, mais que chacun s'exprime dans la sienne, cela fait quand même bizarre quand on le découvre en vrai. Cela a un côté tour de Babel! Imaginez Ueli, le président, parler tour à tour allemand ou français et les participants parlant chacun dans leur langue, mais en se comprenant pour autant... Ca va vous suivez?
Pour le reste, ce fut une journée de travail somme toute assez traditionnelle et typique de la politique : un ordre du jour bondé et pas assez de temps pour débattre à fond. L'impression de courir après le temps. Je dois d'ailleurs avouer que j'avais particulièrement l'œil sur la pendule l'après-midi car je devais à tout pris prendre le train de 16h30 afin d'être de retour à Genève à temps pour me changer et filer au Grand-Théâtre. J'avais en effet deux billets pour la représentation de Gisèle par les Ballets de l'Opéra de Paris. Moi qui rêvais depuis des années de voir un véritable ballet classique... Ce fut finalement sans stress que j'ai pu prendre le train à la fin de la réunion avec Ueli et Pierre et rejoindre ensuite ma sœur pour une soirée qui fut magique.
Belle et grande journée…
Friday, January 16, 2009, 08:05 PM
Je rentre à l'instant d'une visite de naturalisation qui, je l'avoue, m'a beaucoup touchée: une femme qui tremble à l'idée que sa maîtrise du français puisse faire capoter non seulement son dossier, mais du même coup celui de toute sa famille... Un cas comme j'en ai eu pas mal ces derniers mois et qui me frappe toujours autant. Ce sont en général des femmes qui viennent de pays d'Afrique ou du Moyen Orient où elles n'ont pas eu le droit à l'éducation. Analphabètes, elles peinent bien plus que leurs maris ou leurs enfants à apprendre le français une fois arrivées en Suisse. Elles font bien souvent de gros efforts et suivent assidûment des cours (souvent chez Camarada), mais ont besoin de plus de temps....
C'est ainsi que j'ai eu pas mal de dossiers, comme celui d'aujourd'hui, où je découvre que le responsable cantonal a retardé plusieurs fois le dossier de la famille pour que la mère puisse rattraper son retard. L'idée de ne pas séparer la famille dans sa démarche est louable et je la partage. Mais en même temps, cela met une pression terrible sur ces femmes qui ont l'impression d'être un fardeau pour les leurs. C'est ainsi que quand je passe, elles sont bien souvent très timides et tremblent dès que je leur adresse la parole...
Pas facile, mais toujours mieux que cette femme que je n'ai finalement pas rencontrée. En effet, après que le fonctionnaire cantonale aie refusé son dossier pour la troisième fois, elle a fait le sacrifice de retirer sa demande afin que celle de son mari puisse au moins aboutir...
Friday, January 16, 2009, 12:48 PM
Loooooongue journée politique que celle d'hier! Commencée le matin chez moi en révision d'un dossier à présenter à midi, elle s'est terminée à 23h20... Sachant que la nuit précédente, quelque peu angoissée, j'avais mal dormi, vous imaginez à quelle vitesse j'ai glissé dans les bras de Morphée en rentrant le soir!Voilà plus d'un an et demi que je suis élue, mais il m'arrive encore et toujours de vivre de nouvelles expérience! C'est ainsi qu'hier, pour la première fois, je me suis rendue à une commission non pas en tant que commissaire, mais en tant que personne auditionnée. La motion demandant la certification FSC des forêts genevoises ayant été renvoyée en commission mi-décembre, la présidente l'a mise à l'ordre du jour et moi priée de venir expliquer le sujet et répondre du mieux aux interrogations des commissaires.
Autant vous le dire, cela faisait un moment que je ne m'étais plus autant angoissée pour la politique! Des jours que je lisais et relisais mes dossiers et faisais encore des recherches supplémentaires tellement j'avais peur qu'un commissaire me pose une colle! Si je n'avais pas été seule à me présenter devant la commission, je pense que je me serai sentie un peu mieux... Mais Anne étant en pleine période d'examens, j'ai dû me débrouiller seule comme une grande!
Heureusement, tout c'est passé pour le mieux. Mes heures passées à bucher le sujet n'auront pas été vaines puisque j'ai pu répondre à quasiment toutes les questions posées... Et franchement, les deux où j'ai séché, cela ne relevait pas de ma compétence, mais de celle du magistrat et de ses services qui seront auditionnés dans les semaines à venir. Bref, oui, j'ose le dire j'ai été fière de moi et j'avais le sourire aux lèvres en sortant au soleil des Bastions vers 13h. Une bonne chose de faite! A la commission de jouer maintenant et de faire avancer le sujet. Et j'espère que la motion ne mettra pas trois plombes à revenir en plénière pour le vote final.
Le reste de la journée a certes été intense (séance de rédaction d'une partie du programme 2009, apprentissage de l'utilisation de Facebook à un réticent qui vire enfin sa cuti, commission sociale et caucus), mais allez savoir pourquoi, je me suis sentie comme sur un nuage! Légère... Légère... Légère... Plus rien ne pouvait m'atteindre!
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